vendredi 12 août 2011

Les cimentières sous pression!


Le secteur dans lequel elles évoluent est certes prometteur, mais leur performance cette année risque d’être écorchée . Il s’agit des cimentières, pour lesquelles les analystes de CFG Group viennent de dresser leur diagnostic. Lafarge Ciments devrait voir ses revenus reculer de 0,6% à 5,3 milliards de DH. En conséquence, le résultat net part du groupe se trouvera en repli de 8,9%. Le même sort attend également Holcim Maroc, qui devrait se délester de 2,5% de son revenu de 2010, pour afficher à fin 2011 quelque 3,4 milliards de DH de chiffre d’affaires. Le résultat net, lui, s’inscrirait en retrait de 12,3%. La seule qui arrivera à s’en sortir est Ciments du Maroc. Ayant connu auparavant des périodes difficiles, les analystes estiment que dans un marché caractérisé par une surproduction et une concurrence acharnée, elle serait la seule parmi les trois à voir ses résultats se bonifier. Ainsi, au titre des revenus, les analystes tablent sur une croissance de 3% à 3,7 milliards de DH.
Quant au résultat net, la progression serait de l’ordre de 3,1%, pour s’établir à 891,9 millions de DH. Ces prévisions peu prospères trouvent leur origine, selon CFG Group, dans l'environnement dans lequel ces entreprises évoluent. Certes, les fondamentaux du marché demeurent solides. Toutefois, l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché, Ciments de l’Atlas, le repositionnement des sociétés dans les zones d’intervention de leurs concurrents, la forte inflation des coûts énergétiques, avec le renchérissement entre 15 et 20% du prix du coke de pétrole, pour la deuxième année consécutive, la tension sur les prix, qui se traduira par une baisse ou au mieux une stabilisation, ainsi que le spectre de la surcapacité, font que dans le détail, les trois sociétés seront affectées de manière différente. Ainsi, Lafarge Ciments, de par sa position de leader incontestable, devra concéder le plus en termes de parts de marché. Holcim Maroc, de son côté, «prise en tenailles entre Lafarge Ciments et Ciments de l’Atlas, n’a plus qu’à compter sur le bon réglage de sa «montre suisse», pour amortir les dégâts», lit-on dans la note de CFG. D’ailleurs, la société de Bourse leur fixe comme cours cible 1.346 DH et 1.880 DH respectivement, soit une décote de 15,9% et 14,5% par rapport aux cours constatés à la clôture de la séance de lundi, et les recommande ainsi à la vente.
Par ailleurs, Ciments du Maroc, qui a évolué dans un contexte délicat depuis deux ou trois ans, du fait notamment de son manque de capacité de production, impliquant des achats importants de clinker, devrait profiter de son éloignement géographique au Sud jusqu’en 2014 pour écouler sa production sur un marché jugé porteur, surtout avec la mise en production de son usine moderne d’Aït Baha. Toutefois, sur le court terme, CFG Group lui fixe un cours cible de 955 DH, en décote de 4,7% par rapport au coursbservé lundi, la recommandant à la conservation, grâce à ses bonnes perspectives fondamentales. «Le secteuir devrait donc expérimenter une pression sur les marges et la croissance des volumes et ne pourra pallier que partiellement cette pression sur le marché», concluent les analystes de CFG Group.
source : http://www.lesechos.ma

Delta Holding mise sur l’industrie aluminium

Fonex Aluminium, dernier né du groupe.
Un investissement de 120 millions de DH.
A terme, une capacité de production de 12.000 tonnes/an.

Delta Holding vient d’avoir un nouveau-né: Fonex Aluminium. L’entreprise est spécialisée dans la fonderie et l’extrusion de profilés en aluminium. Fonex Aluminium a nécessité un investissement de 120 millions de DH. Cette enveloppe lui permettra d’avoir une capacité de production de 6.000 tonnes de profilés aluminium par an à moyen terme. A terme, Fonex devra passer à 12.000 tonnes. La filiale de Delta Holding table sur un chiffre d’affaires de 200 millions de DH.
Le projet a été scindé en deux phases pour une optimisation du financement, mais aussi une pénétration progressive du marché. «La construction des bâtiments et l’installation des lignes de production se sont étendus de 2009 à juin 2011». Au total, 80 millions de DH ont été débloqués pour cette première partie du projet. La structure dispose d’un bâtiment industriel d’une superficie de 16.000 m². L’unité de production dispose d’une ligne d’extrusion dotée d’une presse ayant une force de poussée de 1.800 tonnes, et une capacité de production de 6.000 tonnes de profilés par an. Fonex possède une ligne de thermolaquage d’une capacité de 4.000 tonnes par an. Cette ligne permet un traitement de surface approprié en poudre de peinture thermodurcissable, selon les exigences et demandes du client. L’avantage concurrentiel apporté par cette unité de production réside dans sa capacité de fabrication des billettes (un demi-produit moulé servant à l’obtention de produits longs en métallurgie). Ce qui permet d’optimiser les coûts de revient.
Dès 2012, Fonex Aluminium passera à la vitesse supérieure avec le lancement de la deuxième phase de son projet. Cette étape, qui s’étend de 2012 à 2015, nécessitera un investissement de 40 millions de DH. Cette enveloppe permettra la mise en place d’unités d’anodisation (un traitement de surface qui permet de protéger ou de décorer une pièce en métal) des profilés aluminium, avec une capacité de 8.000 tonnes. Au programme également : une deuxième ligne d’extrusion aluminium dotée d’une capacité de 6.000 tonnes.
Avec une capacité à terme de 12.000 tonnes de profilés aluminium, Fonex apportera un nouveau souffle au marché. Au total, 35.000 tonnes de profilés sont consommés annuellement au Maroc. Cinq entreprises opèrent dans ce domaine très concurrencé par une importation égyptienne, espagnol et chinoise. Pour se démarquer, la filiale de Delta Holding prospecte les industriels de l’automobile en proposant des profilés utilisés pour les carrosseries. L’entreprise cible également le secteur de l’affichage de la menuiserie aluminium et le mobilier.
Holding
Le groupe renforce son positionnement dans les projets d’infrastructures en prenant part aux plus grands chantiers du pays : Tramway de Rabat et Casablanca, le tunnel des Oudayas, les autoroutes de Fès-Oujda et Rabat-Casablanca. La holding est également associée à la construction des stades de Tanger et Marrakech et bien d‘autres projets structurants. Côté chiffres, Delta Holding a clôturé l’année 2010 avec une hausse de 12% de son chiffre d’affaires qui s’est établi à 2,2 milliards de DH. Le résultat net d’exploitation, quant à lui, s’est élevé à 347,4 millions de DH en hausse de 10,9%. Ainsi, le résultat net consolidé affiche une progression de 6,3% à 251,2 millions de DH. Pour cette année, le groupe compte orienter ses travaux sur la promotion de l’export, les énergies renouvelables et la gestion déléguée des services publics.
L'economiste

ADDOHA AU CŒUR D'UN LITIGE COMMERCIAL

UNE banale affaire de litige commercial pour certains, un début de crise diplomatique pour d’autres, tel est le cas de l’affaire «Torreblanca», comme l’ont baptisé les médias espagnols.
Cette société espagnole qui était liée au groupe Addoha dans le cadre d’un lotissement pour la construction de 240 unités de logements sociaux à Tanger accuse le géant marocain de l’immobilier d’avoir failli à ses engagements, avec retards de paiement et expulsion du chantier. Des accusations que le groupe marocain réfute fermement.
Addoha via une de ses filiales, Immolog, avait signé en mars 2010 un contrat avec Torreblanca Construction Maroc pour la réalisation de travaux de construction de deux groupes d’habitation dans le cadre du programme de logements sociaux Al Ikhlasse, à Tanger. Le contrat prévoyait un délai de réalisation ferme de 12 mois, le chantier devant être livré le 28 février 2011. Le chantier a connu divers retards «suite à l’incapacité technique et financière de Torreblanca», selon Addoha qui précise avoir versé à cette dernière près de 15 millions de DH.
Pour couper net à une situation qui commençait à déraper, Addoha s’est vue obligée de payer directement les fournisseurs de Torreblanca qui commençaient à protester sur le chantier, soit un montant supplémentaire de 2,5 millions de DH.
Malgré plusieurs tentatives de règlement à l’amiable, Addoha s’est trouvée dans l’obligation de résilier le contrat avec Torreblanca le 13 mai dernier, le chantier ayant été octroyé à une autre entreprise.
Torreblanca, se «sentant lésée», décide de présenter une demande en référé devant le tribunal de commerce de Tanger qui s’est déclaré incompétent. Par la suite, c’est au tour d’Addoha d’entrer en ligne et de mener la charge. La holding marocaine réclame par voie de justice le remboursement des 2,5 millions de DH payés aux créanciers de Torreblanca. L’entreprise espagnole donne une autre version: ce sont les impayés d’Immolog qui les auraient empêché de régler leurs dettes envers leurs fournisseurs et de respecter les délais. Ils accusent même le management d’Addoha de recours à la force pour les empêcher de récupérer leur matériel dont ils estiment la valeur à 3,8 millions de DH. D’ailleurs, Torreblanca se dit avoir été lésée même dans son image de marque, un dommage qu’ils évaluent à près de 1,8 million d’euros.
Les associés de Torreblanca ont d’ailleurs adressé des courriers à des organes de presse espagnols menant la bataille sur le front médiatique et même diplomatique. Ainsi plusieurs articles de presse parlant de l’affaire ont été publiés par des journaux espagnols. Ce qui risque de transformer un litige commercial en une affaire entre Etats.
Al Ikhlass est un lotissement situé dans le quartier du même nom qui s’est formé à l’entrée de la ville de Tanger par la route de Tétouan.



source leconomiste.com

Attijariwafa N : Résultats du groupe au 30 juin 2011


ÉSULTATS CONSOLIDÉS au 30 juin 2011
Une dynamique porteuse de progrèséconomique et social
Le Conseil d’Administration d’Attijariwafa bank s’est réuni le 10 août 2011, sous la présidence de M. Mohamed EL KEttANi pour examiner l’activité et arrêter les comptes au 30 juin 2011.
Produit net bancaire
( MAD Mds )
Résultat net part du Groupe
( MAD Mds )
› Total bilan consolidé : 324,9 milliards de dirhams (+9%)(*)
› Fonds propres consolidés : 28,4 milliards de dirhams (+10%)(*)
7,9 2,2
6,9 1,9
+15% +15%
› Produit net bancaire : 7,9 milliards de dirhams (+15%)(*)
› Résultat net consolidé : 2,6 milliards de dirhams (+16%)(*)
› Résultat net part du Groupe : 2,2 milliards de dirhams (+15%)(*)
› Total réseau : 2 205 agences (+331 agences)(*)
› Nombre de clients : 4,8 millions
› Effectif total : 14 233 collaborateurs
juin-10
juin-11
juin-10
juin-11
(*) base juin 2010
1er collecteur de l’épargne au Maroc
1er financeur de l’économie au Maroc
Un acteur de premier plan, au service de la bancarisation
Une dynamique affirmée dans la Banque d’Investissement et les activités de marché
Épargne totale collectée ( MAD Mds )
282,6
Crédits totaux distribués ( MAD Mds ) Nombre total d'agences
2 205
237,8
(1er semestre 2011 )
Capital Markets
261,3
215,1
1 874
Volume Change et Obligataire de 1 001 milliards de dirhams
juin-10
juin-11
juin-10 juin-11
juin-10 juin-11
Intermédiation Boursière
Volume Marché Central
8,6 milliards de dirhams
Part de marché 26,5%
Répartition géographique
de l’épargne collectée à fin juin 2011
International **
Répartition géographique des crédits distribués à fin juin 2011
International **
Répartition géographique du réseau de distribution à fin juin 2011
Gestion d’Actifs
Encours d’Actifs de
18,4%
17,4% International **
550
62,8 milliards de dirhams
Part de marché 28,5%
Maroc
81,6%
Maroc
82,6%
Maroc
1 655
Custody
Encours d’Actifs en conservation de milliards de dirhams
Part de marché
** International : Maghreb Arabe (Tunisie, Mauritanie), UEMOA (Sénégal, Burkina-Faso, Mali, Côte-d’Ivoire et Guinée Bissau), CEMAC (Cameroun, Congo et Gabon), Europe (Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Italie et Espagne), Abu-Dhabi, Dubai, Riyadh, Londres, Shanghai et Tripoli.
Une croissance soutenue portée par la diversité des métiers
Au titre du premier semestre 2011, le Groupe Attijariwafa bank améliore ses performances qui confirment une fois de plus la pertinence de ses orientations stratégiques.

Soutenu par la contribution des différents métiers du Groupe, le PNB consolidé enregistre une progression de 14,8% à 7,9 milliards de dirhams.

Les charges générales d’exploitation augmentent de

8,1% à 3,0 milliards de dirhams, situant le coefficient d’exploitation à 43,4% en amélioration de 2,6 points par rapport à fin juin 2010. Le résultat brut d’exploitation ressort à 4,5 milliards de dirhams, en accroissement de 20,4% comparativement au premier semestre 2010.
Le taux de contentialité s’établit à 5,2%. Le coût du risque reste en quasi-stagnation à 0,35%. Cette stagnation est due à une gestion rigoureuse des risques qui a anticipé à la clôture de l'exercice 2010 les effets de la crise en Tunisie et en Côte d'Ivoire.

En définitive, le résultat net consolidé du Groupe affiche une progression de 16,4% se fixant à 2,6 milliards de dirhams. Le résultat net part du groupe s’inscrit en hausse de 15,2% à 2,2 milliards de dirhams.

Le total bilan du Groupe Attijariwafa bank s’élève à

324,9 milliards de dirhams, en évolution de 9,1% par
rapport à fin juin 2010. Les fonds propres consolidés totalisent 28,4 milliards de dirhams en amélioration de 10,3% comparativement au premier semestre 2010.
Un développement continu sur tous les territoires
Le Groupe Attijariwafa bank s’inscrit dans une dynamique de développement économique et social au profit du plus grand nombre de clients dans tous les territoires où il opère.

Au Maroc, la banque puise dans les synergies entre ses filiales spécialisées et l’expertise de ses lignes métiers pour apporter à ses clients une offre diversifiée et accessible à tous les segments de clientèle. Au premier semestre 2011, le Groupe Attijariwafa bank a enrichi sa gamme de produits et services notamment par la création des plans d’épargne (actions, logement et éducation), le lancement d’un produit d’assistance destiné aux Marocains Résidents à l’Étranger (Injad Bila Houdoud), l’accompagnement des projets des TPE avec l’offre Rasmali, le renforcement de la proximité pour la clientèle à faibles revenus par l’élargissement du réseau de Wafa Cash…

Attijariwafa bank continue sur ses avancées dans le développement de projets structurants à travers une infrastructure informatique moderne visant l’amélioration de la gestion interne du Groupe,

la qualité de service rendu à la clientèle et l’intégration de nouveaux produits.

À l’échelle régionale, la banque a finalisé les opérations d’acquisition de SCB Cameroun et de prise de contrôle de BNP Paribas Mauritanie. Par ailleurs, Attijariwafa bank poursuit son plan de transformation des filiales sub-sahariennes acquises auprès du Crédit Agricole (France) pour accélérer le développement de leurs activités et renforcer les synergies avec le Groupe.

En parallèle, Attijariwafa bank se déploie activement pour l’extension du réseau de ses filiales. L’objectif étant de contribuer à la bancarisation des populations des pays où elle opère et de renforcer sa présence pour consolider davantage son positionnement en tant qu’acteur régional.

Afin de consolider son modèle de développement robuste et régulier, le Groupe Attijariwafa bank a entamé, au cours du premier semestre 2011, l'élaboration d'un nouveau plan stratégique « Attijariwafa 2015 » tenant compte de sa dimension actuelle, de son positionnement régional et de ses perspectives d’avenir.

Le Conseil d'Administration a félicité l'ensemble des équipes du Groupe pour les performances réalisées au titre du premier semestre 2011.
Le Conseil d’Administration
Casablanca, le 10 août 2011

Maroc Telecom : le gouvernement marocain aurait annulé la vente d'une partie de sa participation

Le gouvernement marocain aurait annulé pour la deuxième fois en moins d'un an son appel d'offres pour la vente d'une partie de sa participation de 30% dans Maroc Telecom, selon Reuters qui cite des banquiers proches du dossier. Le ministère des Finances a notifié aux sociétés financières invitées à soumissionner, conseiller et diriger la vente de 7% du capital de Maroc Telecom que l'offre, lancée le 18 juillet, avait été annulée.


source boursier.com

jeudi 11 août 2011

WafaAssurance assure !


Rien n’arrête plus Wafa Assurance. En dépit d'un contexte conjoncturel mitigé, la compagnie a en effet clôturé son premier semestre sur d'importantes hausses de ses indicateurs financiers. À commencer par le chiffre d'affaires qui marque un bond de 20% comparativement à fin juin 2010 pour s'établir à 2,65 MMDH. Cette envolée des revenus de Wafa Assurance est essentiellement due à la bonne performance réalisée dans l'activité Vie, pourtant talon d’Achille des autres compagnies de la place.  En effet, Wafa Assurance a capitalisé sur son adossement au groupe Attijariwafa bank pour accroître ses performances dans la bancassurance.  De ce fait, les revenus Vie de la compagnie ont atteint en l'espace de six mois seulement 1,16 MMDH, en hausse de 28,9%.
Dans ce sillage, le résultat technique Vie progresse de 56,5% à 114 MDH, soutenu par la croissance de l’activité Décès et l’amélioration de la marge financière en épargne. Sur le Non-Vie, les primes Non-Vie collectées par Wafa Assurance s’établissent à 1,48 MMDH, en hausse de 13,8% d'une année à l'autre. Selon le top management, cette progression est notamment redevable à la dynamique du marché de l’entreprise et de l’automobile.
Dans ce contexte, et tirant profit de l’amélioration sensible de la sinistralité et du bon comportement du résultat financier, le résultat technique Non-Vie de Wafa Assurance ressort en appréciation de 33,3% à 425 MDH à fin juin dernier. Au final, la filiale du groupe Attijariwafa bank améliore sa rentabilité de 23,6% à 398 MDH de bénéfice. À noter qu'au niveau des fonds propres, ces derniers se sont renforcés de 5,3% pour dépasser la barre des 3 milliards de DH.

source : http://www.lesechos.ma/component/content/article/7-business/13432-wafa-assurance-assure--.html

Anas Sefrioui répond aux rumeurs


Infomediaire : Comment expliquez-vous la baisse du cours d’Addoha en bourse ?
Anas Sefrioui : Un vent de panique a soufflé sur l’ensemble des bourses internationales suite à la conjugaison de deux facteurs : la dégradation par Standard & Poor's de la note attribuée à la dette souveraine des Etats-Unis et les craintes des investisseurs d'une contagion de la crise de la dette européenne à l'Italie et à l’Espagne. L’impact sur la bourse de Casablanca a été immédiat, alimenté très probablement par des ventes de la part des étrangers. La baisse des cours a donc concerné toutes les grandes capitalisations et en particulier Addoha alors que, très objectivement, rien ne justifie cette baisse.
Infomediaire: Pourquoi ?
Anas Sefrioui : Pour la bonne raison que les réalisations 2010 du Groupe ont été largement supérieures aux prévisions publiées lors de l’augmentation de capital et que rien n’indique que les 6 premiers mois de l’année 2011 ne soient pas également un bon semestre. La valeur du titre Addoha en bourse ne reflète, à mon avis, en aucune manière ni les performances récentes du Groupe, en termes aussi bien de chiffre d’affaires que du résultat, ni son potentiel de développement.
Infomediaire : Pourquoi alors ne pas activer votre programme de rachat?
Anas Sefrioui : Il nous fallait pour se faire renouveler au préalable le programme. A travers notre Banque Conseil, BMCE Capital, nous avons donc présenté une demande au CDVM qui a attribué son visa le 09 de ce mois. L’assemblée générale des actionnaires se réunira le 29 août prochain pour approbation du programme et des modalités de sa mise en œuvre. Le programme de rachat pourrait dès lors de nouveau être réactivé dans le cadre du mandat de gestion confié à BMCE Capital.
Infomediaire : Justement, comment le Groupe Addoha a évolué au cours du 1er semestre de cette année ?
Anas Sefrioui : Le 1er semestre a été très riche en termes de réalisations. Je rappelle à titre d’exemples :
- le Partenariat noué avec l’Alem portant sur des programmes de plus de 37 000 logements sociaux à Casablanca, Kenitra et Oujda ;
- le lancement effectif de la commercialisation et des travaux de la Nouvelle Ville Al Firdaous de plus de 34 000 unités de logements dans la commune urbaine d’Aïn Aouda ; 
- l’élargissement de notre champ d’action à de nouvelles villes telles que Béni Mellal, Fquih Ben Salah avec 2 projets totalisant 4000 logements sociaux et qui connaissent un grand succès commercial. Nous comptons également investir très bientôt à El Jadida ; 
- Le recrutement de plusieurs dizaines d’ingénieurs au niveau aussi bien du Pôle Logements Sociaux et Intermédiaires que du Pôle du Haut Standing (Prestigia) en accompagnement du développement soutenu de l’activité générée par les 62 projets du Groupe sur les deux segments. Quant au chiffre d’affaires et du résultat, je suis pleinement confiant sur la capacité du Groupe à réaliser ses objectifs.
A ce titre, je tiens à souligner l’amélioration continue du chiffre d’affaires sécurisé du Groupe qui a atteint environ 22 milliards de dirhams.
Infomediaire : Comment se sont comportées les ventes au cours du mois de Ramadan ?
Anas Sefrioui : Très favorablement. Les spots de publicité diffusés sur les chaines nationales de télévision connaissent un grand succès auprès du public et impactent très positivement les ventes du Groupe puisque, depuis le début du Ramadan, nous enregistrons 150 ventes par jour. Aujourd’hui, nos « bons de commandes » sont pleins jusqu’à 2013.
Infomediaire: Pour quelles raisons l’ancien Vice-président du Groupe M. El Ayoubi a-t-il démissionné ?
Anas Sefrioui : M. El Ayoubi n’a pas démissionné. Il a fait valoir ses droits à la retraite tout en demeurant à l’entière disposition du Groupe pour lui prodiguer ses conseils à chaque fois que nécessaire. J’ajoute que M. El Ayoubi demeure un actionnaire important d’Addoha. Je voudrai également profiter de cette occasion pour apporter le démenti le plus formel quant à une autre rumeur ayant circulé récemment à propos du départ de M. Ziyat du Groupe. M. Ziyat continue à assumer pleinement ses fonctions de Directeur Général Délégué du Pôle Haut Standing. De plus, Addoha a renforcé son encadrement avec l’arrivée de MM. Rachid IbenKhayat et Anas Berrada qui assument les leurs en qualité respectivement de Directeur Général Délégué du Pôle Logements sociaux et Intermédiaires et de Directeur Général Délégué du Pôle Finances et Ressources. Un nouvel organigramme du Groupe, adapté à sa nouvelle dimension, sera publié prochainement.
Infomediaire : Quelques mots sur la Fondation Addoha
Anas Sefrioui : La Fondation Addoha a pour objet la mise en place au profit des jeunes de programmes de formation en vue de leur insertion sociale et professionnelle. Nous avons, dans le cadre d’un partenariat conclu récemment avec le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, la Fondation réalisera trois centres de formation dans les villes Aïn Aouda, Marrakech et Tanger. L’objectif fixé auxdits centres pour la période 2012-2016, porte sur la formation de 5000 jeunes aux métiers du bâtiment. A travers cette première opération, et celles qui suivront dans un avenir proche, la Fondation Addoha entend apporter sa contribution à la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale.
source infomediaire