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vendredi 8 avril 2011

De bonnes perspectives pour Sonasid en 2011

La sortie de crise du marché mondial de la sidérurgie relâchera la pression sur le marché national en 2011.

D'une position dominante de fait, Sonasid devra désormais s'adapter à un environnement de plus en plus concurrentiel. Le secteur acier est en pleine transformation. L'offre est de plus en plus diversifiée et c'est l'exercice 2010 qui montre à quel point il y'a lieu d'adapter la situation à la mesure des besoins réellement exprimés par le marché local. Si rien n'est fait, il n'est pas fait, on risque de reproduire le même schéma observé en 2010 : une forte croissance du volume des concurrents conduisant à une surcapacité effective estimée à 40 % contre une surcapacité installée de 70%.
Aucune entreprise ne s'y retrouve finalement, y compris l'opérateur historique dans ce secteur, en l'occurrence Sonasid. Ses ventes accusent un recul significatif et se limitent à seulement 733 mille tonnes.
A l'image d'ailleurs du marché national où la consommation du rond-à-béton et du fil machine est passé de 1,5 à 1,4 million de tonnes entre 2009 et 2010 (cette baisse s'explique, entre autres, par le repli observé sur le marché de la construction).
A l'échelle internationale, par contre, la production mondiale a atteint un niveau record avec une progression de 15% à 1,41 milliard de tonnes, tirée essentiellement par les produits plats.
La production chinoise affiche une croissance de 9,3% entraînant un surenchérissement des matières premières et notamment la ferraille (le fob Rotterdam est passé de 246 dollars en 2009 à 358 dollars en 2010).
Au-delà de cette forte tension sur les prix à l'international, le nouveau directeur général de Sonasid, Ayoub Azami, se préoccupe davantage des dysfonctionnements qui caractérisent le marché national, lesquels conduisent à une très forte volatilité des prix. «Nous comprenons l'attitude des nouveaux entrant qui, sous l'effet d'une pression financière, tendent à agir avec un raisonnement à court terme.
A Sonasid, nous ne cherchons pas à maximiser les volumes au détriment des prix», tranche fermement A. Azami qui s'exprimait hier à Casablanca lors d'une rencontre avec les analystes et les médias. Ce dernier pointe également du doigt le phénomène de l'informel qui, visiblement, prend de plus de l'ampleur et serait à l'origine de multiples spéculations dans le secteur. «Il y'a bien une loi sur la concurrence. Mais est-ce que tout le monde joue avec les mêmes règles ?», s'interroge A. Azami.
On comprend bien que Sonasid ne compte pas céder à la tentation et n'a pas l'intention de s'aligner sur les niveaux de prix pratiqués par la concurrence. Encore plus lorsqu'on met l'accent sur la dimension de la qualité des produits mis en vente sur le marché marocain. L'aciérie du groupe SNI, ajoute son directeur général, veut pérenniser une part de marché raisonnable en cohérence avec son rôle de leader sur le marché marocain.
Le management de Sonasid reste tout de même confiant pour l'exercice 2011. La sortie de crise du marché mondial de la sidérurgie relâchera la pression sur le marché national dans lequel l'on s'attend à une reprise du secteur de la construction au cours du deuxième semestre 2011.
Dans ce contexte précis, l'aciérie s'est fixé des objectifs clairs et précis de sorte à éviter de reproduire le scénario «intenable» de l'exercice 2010. Plusieurs composantes de son business plan seront incessamment révisées ou corrigés. L'idée consiste à rationnaliser ses marges en adaptant sa politique commerciale aux nouvelles donnes du marché.
Une assise solide malgré les pertes de 2010
2010 a été une année exceptionnelle pour Sonasid. Surplus de production, forte concurrence, faible dynamique dans le secteur de la construction, autant de facteurs qui expliquent la baisse significative des recettes de l'aciérie. Son chiffre d'affaires (comptes sociaux) est passé de 5,3 à 3,9 milliards de DH. Le résultat opérationnel ressort excédentaire à hauteur de 202 millions de DH, mais avec une baisse de l'ordre de 66%. Le résultat d'exploitation a clôturé l'année avec une perte de 80 millions de DH. De même, le résultat net ressort avec un signe négatif, une perte de 54 millions de DH contre un bénéfice net de 296 millions de DH à fin 2009.
La structure financière de l'entreprise demeure solide. Sachant que ses capitaux propres se chiffrent à 2 milliards de DH, le niveau d'endettement de l'aciérie, soit 500 millions de DH, est jugé raisonnable par le management, ce qui laisse autant de marges pour une entreprise qui continue à investir.
 



source lematin.ma

mercredi 6 avril 2011

LES RÉSULTATS DE SONASID LAMINÉS EN 2010

Tout n’est pas la faute à la production mondiale record de l’acier. Près de 1,4 milliard de tonnes en 2010, en hausse de 15% par rapport à 2009. D’autant plus que cette hausse se constate essentiellement dans les produits plats (plaques, tôles et bandes) et que Sonasid produit spécialement du rond-à-béton, fer-à-béton et billettes. Les mauvais résultats financiers de l’exercice 2010 ne peuvent, comme l’a reconnu le tout nouveau directeur général du groupe, être imputables au seul marché international. L’exercice 2010 aura été une année sombre pour l’entreprise. Elle a perdu un milliard de dirhams de son chiffre d’affaires, près de 4 milliards de DH (3,989 milliards) contre plus de 5 milliards en 2009. De même, l’Ebitda est retombé à 202 millions contre 596 millions de DH. Le résultat d’exploitation plonge, et l’exercice s’achève par une perte de 54 millions de dirhams. 
Pour sa première sortie médiatique à Casablanca le 1er avril, lors de la présentation de ces résultats, Ayoub Azami, très distant, a relativisé cet impact. Car, contrairement au dernier cycle haussier (2006-2008), quand la hausse des prix était provoquée par l’augmentation de la demande, explique-t-il, celle enregistrée l’année dernière est la conséquence des tensions sur les intrants. 
Il parle de l’effet ciseaux, qui d’un côté, favorise la flambée des prix des matières premières, notamment la ferraille, et de l’autre, la baisse de celui des produits finis. La tonne de ferraille a connu une hausse de 650 DH/t en moyenne et les produits finis, une baisse de 150 DH, soit «850 DH/t qui affecte la marge du groupe». En tout cas, la première conséquence directe sur ses ventes: un recul de 24%. Pour autant Sonasid est resté leader, avec une part de marché estimée entre 52 et 53%. 
Le groupe s’est approvisionné sur le marché local à hauteur de 75% de ses besoins en ferraille en 2010, contre 65% une année auparavant. La valeur d’usage est d’environ 400 DH la tonne en faveur de la ferraille locale qui est, cependant, brute. 
Ainsi, avec une demande de produits sidérurgiques peu dynamique, le défi pour les sidérurgistes sera forcément de faire passer à leurs clients les hausses des coûts. Le patron de Sonasid admet que «la situation est intenable». Car, en plus de la conjoncture, «Sonasid passe d’une situation de monopole de fait à celle d’une forte concurrence», qui plus est, «le volume des concurrents a conduit a une surcapacité effective estimée à 40% contre une surcapacité installée de 70%». Il n’empêche, pour la stratégie de révision du business plan, hérité de son prédécesseur, Azmi confie n’avoir pour le moment rien prévu dans ses plans allant dans le sens de la réduction des prix. Dans le rôle de faiseur des prix du marché, le management de Sonasid dit également n’avoir aucun intérêt à les casser. L’urgence, selon lui, sera de revoir la politique commerciale et la distribution de sorte à «pallier les dysfonctionnements du marché ayant conduit à une très forte volatilité des prix». Ou encore, «atteindre la pleine capacité de production de l’aciérie du groupe, qui tourne actuellement autour de 700.000 tonnes». 
Une marge de progression de 30% s’offre à cette unité, qui devrait permettre au groupe de tenir face à la concurrence turque et espagnole sur le marché de l’export où ces pays partent déjà avec un différentiel de coût de production énergétique de 30%. Son programme d’investissement en 2011 maintenu, dont plus de 150 millions de DH pour le maintien de l’outil de production, devrait permettre au groupe de tirer profit de la nette contre-performance de la production d’acier en Europe pour s’attaquer un peu plus au marché international, notamment la Chine.


source http://www.leconomiste.com/article/les-resultats-de-sonasid-lamines-en-2010

Le CDVM serre la vis aux intervenants sur le marché boursier

En effet, son Conseil d'administration, dont le président n'est autre que le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, a décidé le 30 mars 2011 de saisir le procureur du Roi pour qu'il se prononce sur l'éventuel culpabilité de certains émetteurs et/ou sociétés de bourse impliqués dans des affaires de manipulation de cours (deux dossiers) et de délits d'initiés (trois dossiers), affaires qui demeurent difficiles à prouver dans un marché illiquide et inefficient.

Bien entendu, par respect du principe de présomption d'innocence, aucun nom n'a été dévoilé. Seulement, une chose est sûre, la majorité des dossiers, classés comme suspects par le service « Enquêtes et Plaintes » du gendarme du marché, ont été adressés en juillet 2010 aux membres du conseil d'administration pour étude. Une séance spéciale devait se tenir à fin décembre 2010 pour la validation des décisions du CDVM, mais ce n'est que trois mois après qu'un premier jugement a été rendu par le Conseil, en attendant celui du tribunal.

À préciser qu'en même temps, le Conseil a adressé un avertissement et a appliqué une sanction pécuniaire de 200.000 DH à l'encontre de la société Eurobourse, pour avoir commis des manquements aux règles déontologiques régissant la gestion de portefeuilles de valeurs mobilières sous mandat, et ce dans une affaire qui devrait remonter à fin 2008. Ainsi, après s'être limité dans ses débuts au constat des infractions et, ensuite, à la sanction pécuniaire qui a déjà réprimé les actions de certains émetteurs, comme Sonasid, et des sociétés de bourse comme Upline, le gendarme du marché serre de plus en plus la vis aux intervenants sur le marché boursier, ceci dans un contexte de renforcement de la transparence économique et politique et de modernisation du système financier marocain avec le projet de la place financière de Casablanca. 



source http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=149259
Seulement, ne serait-il pas temps de doter la gendarme du marché de toute l'indépendance nécessaire afin de lui permettre de se prononcer rapidement sur les agissements anti-déontologiques menaçant les intérêts des épargnants et l'image de la place casablancaise ?

jeudi 27 janvier 2011

Bourse casablanca SONASID: Lecture de la règle du profit warning du CDVM

« Le CDVM attire l'attention des émetteurs sur l'obligation de procéder à la publication, sans délai et au moment où ils ont pris connaissance de l'information, d'un avertissement sur les résultats en cas de rupture par rapport à l'historique des réalisations ou d'écart significatif par rapport aux prévisions annoncées ». Une phrase aurait suffi pour que le régulateur de la place casablancaise passe un message fort à l'ensemble des sociétés cotées.
Le conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) a en effet attiré l'attention des émetteurs qu'il fallait prévenir par avance le marché de toute « rupture par rapport à l'historique des réalisations » ou « écart significatif par rapport aux prévisions ». En clair, les sociétés dont les performances vont connaître une baisse significative au titre de l'année 2010 devraient informer le marché par un profit warning comme le stipule la loi. Le CDVM aurait donc prévenu tout le monde, avant de prendre les mesures qui s'imposent en cas d'infraction comme il l'a fait au cours du quatrième trimestre 2010 avec Sonasid dont la baisse des résultats était la plus mauvaise surprise de l'année dernière.
Cela dit, la phrase préventive du CDVM peut avoir plusieurs interprétations. Dans ce contexte de crise qui a touché plusieurs secteurs en 2010, le risque de résultat en forte baisse est de taille pour plusieurs sociétés cotées. Le CDVM veut prévenir ce risque pour que les boursicoteurs en soient conscients. L'autre interprétation possible pourrait être liées à des valeurs précises que le CDVM garde à l'œil. A travers cette phrase, le régulateur veut passer le message un mois avant la date légale de publication des résultats annuels.

source infomaroc.net

vendredi 31 décembre 2010

Ayoub Azami nommé DG de Sonasid

Suite aux mauvais résultats et à la sanction infligée il y a quelques semaines par le CDVM, le Conseil d'administration de Sonasid a procédé à une refonte du management de la société. A ce titre Ayoub Azami a été nommé Directeur Général.


source infomediaire.ma

Sonasid prévoit une baisse des résultats

Le sidérurgiste vient d'émettre un profit warning pour préparer le marché à une probable forte dégradation de ses performances en 2010.


Un autre semestre morose pour l'opérateur marocain leader dans le domaine de la sidérurgie (Sonasid). Mais cette fois-ci, l'on ne sera pas obligé d'attendre l'exercice habituel de la publication des résultats pour s'en rendre compte, comme ce qui s'est passé au sujet du bilan du premier semestre de l'année en cours où tout le monde, sauf le management de la société, a été surpris de constater l'ampleur de la chute des performances de la société.

En fait, tirant les leçons de la sanction que lui a infligée le CDVM (Conseil déontologique des valeurs mobilières) pour non publication de profit warning sur ses résultats au titre du premier semestre 2010, le sidérurgiste se voit obligé de prendre l'initiative et communiquer sur la probabilité d'une forte dégradation de ses performances économiques et financières en 2010.

Et pour cause. Sonasid continue à vivre des moments difficiles en relation directe avec l'acharnement de la concurrence et la perte de dynamisme du marché local.
En fait, explique le management de la société, celle-ci fait face actuellement à une conjoncture défavorable où se conjuguent les facteurs de la hausse des prix des intrants (notamment celui de la ferraille), la surcapacité de la production locale de 40% en 2010 suite à l'arrivée de trois nouveaux laminoirs et du recul de la consommation nationale. Ce qui nécessite la publication d'un profit warning et c'est ce que la société a fait, se disant s'attendre à une nette baisse de ses résultats au titre de l'année 2010. Suite à cette alerte, les réactions ne se sont pas faites attendre.

Ainsi, par exemple, BMCE Capital Bourse suspend sa recommandation sur Sonasid, «dans l'attente d'avoir davantage de détails sur l'ampleur de la baisse des résultats».
De même, Attijari Intermédiation estime qu'il ne faut s'attendre à un redressement visible de l'activité de Sonasid qu'à partir du deuxième semestre 2011.

Pour l'année en cours, les analystes de cette société de Bourse prévoient une poursuite de la dégradation des indicateurs opérationnels de Sonasid, compte tenu d'une intensification de la concurrence sur son marché. Ils jugent «qu'il est plus prudent d'attendre l'approche des résultats annuels pour disposer d'une meilleure visibilité au niveau du marché du rond à béton et du fil machine, mais aussi sur la stratégie de Sonasid vis-à-vis de ses concurrents». Par conséquent, ils disent maintenir un avis neutre sur la valeur.

Par ailleurs, il est à rappeler que Sonasid s'est fait sanctionner en octobre dernier par le CDVM pour non publication d'avertissement sur les bénéfices du premier semestre 2010. En fait, le gendarme du marché lui a adressé un avertissement et une sanction pécuniaire de 67.000 DH.
En outre, en plus de l'obligation de la publication par la société de ces mesures coercitives sur son site Internet, il a été également décidé d'enjoindre aux administrateurs d'assumer leurs responsabilités légales et de prendre les dispositions adéquates afin que les dirigeants remplissent les obligations de bonne information du public, dans le respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Le CDVM lui avait notamment reproché d'avoir ignoré la demande qu'il lui avait adressée afin d'émettre un profit warning afin d'annoncer aux actionnaires que ses résultats seront moins bons que prévus.
En outre, le Conseil d'administration de la société vient de décider de procéder à la nomination de Ayoub Azami en tant que nouveau directeur général avec prise d'effet le 1er janvier 2011 ainsi que de Jalil Ajdour en tant que directeur commercial et marketing.

Résultats en repli à fin juin

Au terme du premier semestre 2010, Sonasid a affiché des résultats en forte baisse. Ainsi, le sidérurgiste a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 2,2 milliards de DH, en baisse de 32% par rapport au premier semestre 2009. Une détérioration attribuée à une baisse des expéditions de 33% comparativement à la même période de l »année dernière. Quant à l'EBITDA, il s'est détérioré de 26,1% pour se situer à 223,1 millions de DH, soit une marge de 10,2% à fin juin 2010 contre 9,3% une année auparavant. Enfin, le résultat net de l'ensemble consolidé a accusé une baisse de 45,6% à 82,8 MDH.




source lematin.ma

vendredi 26 novembre 2010

Bourse : Sonasid recommandé à la vente par CFG

Sonasid continue à s’attirer les foudres des analystes suite aux mauvais résultats semestriels. Ainsi, dans sa dernière note de recherche, CFG recommande le titre à la vente avec un cours cible de 1.576 DH, ce qui représente une décote de 16% par rapport au cours actuel.


source infomediaire.ma

    mardi 23 novembre 2010

    Sonasid : Le sidérurgiste laminé par la concurrence

    Le marché national du rond à béton et du fil machine est en baisse de 10%, comparativement au premier semestre 2009. Plusieurs facteurs conjoncturels ont accompagné ce recul, notamment le retard de lancement des travaux d’infrastructure et des programmes immobiliers sociaux, ainsi qu’une politique de stockage prudente des distributeurs dans un contexte de prix incertains. Depuis 2009, trois nouveaux laminoirs sont entrés en production. La stagnation du marché ne permet pas actuellement d’absorber leur montée en puissance. Dans le même temps, le marché s’est installé dans une situation de surcapacité qui atteint 25% au premier semestre.
    Dans ce contexte, les expéditions de Sonasid ont reculé de 33% par rapport à la même période de 2009.
    En effet, au terme du premier semestre, la filiale marocaine du Groupe Arcelor Mittal affiche des réalisations nettement inférieures aux prévisions des analystes financiers. Elle enregistre un chiffre d’affaires de 2.162 MDH, en contraction de 32% comparativement à la même période une année auparavant. «Cette contre-performance résulte notamment de la régression des expéditions de la société», comme l’a déclaré le management.
    Le résultat d’exploitation a lui-même enregistré une baisse de 30% par rapport au premier semestre 2009, soit 78,8 MDH contre 112,5 MDH, en raison de la hausse des provisions sur créances ou stocks.
    Quant au résultat net, il s’établit à 47,8 MDH, en recul de 58% par rapport au premier semestre 2009 où il enregistrait 115,2 MDH.
    En consolidé, le chiffre d’affaires diminue de 32,3% à 2.196 MDH, tandis que le résultat net part du groupe accuse une baisse de 45,6% à
    82,8 MDH, ramenant la marge nette à 3,8%, contre 4,7% durant le premier semestre de 2009.
    Selon les analystes de BMCE Capital Bourse, «Sonasid semble accuser le coup d’une stratégie passive primant la préservation de ses marges aux dépens de sa part de marché. Ainsi, en dépit de la reprise des cours des aciers longs durant le premier semestre 2010, les agrégats de la société ressortent en contraction».
    Pour ce qui est des perspectives, le marché du rond à béton reste largement tributaire du rythme de réalisation des investissements de travaux publics (infrastructures, ports, autoroutes) et des programmes de logements sociaux.
    Sonasid adaptera la marche de ses outils en fonction du marché. À signaler que la relance du rond à béton n’est pas attendue avant la fin de l’année.
     
    source financenews.press.ma

    samedi 23 octobre 2010

    Maroc : Sonasid sanctionné par le gendarme du marché

    Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) a adressé un avertissement assorti d’une sanction pécuniaire à la SONASID. Une action qui a valeur pédagogique pour les sociètés cotées.

    C’est en s’appuyant sur un solide arsenal législatif prévu à cet effet que le Conseil déontologique marocain des valeurs mobilières (CDVM) a décidé d’adresser un avertissement à la Société Sonasid. Motif avancé, la société, cotée à la Bourse de Casablanca, n’a pas procédé à l’information du public, dès qu’elle en a pris connaissance, sur la «baisse inhabituelle, substantielle et persistante » de son résultat financier pour le premier semestre de l’exercice 2010 par rapport à l’historique des réalisations et, particulièrement, aux perspectives qu’elle a auparavant annoncées et publiées.
    En plus de l’avertissement, la Sonasid écope d’une sanction pécuniaire d’un montant de 67 000 dirhams à régler au Trésor public dans les dix jours suivant la notification de la décision datée du 22 octobre.

    Rappelons qu’au terme du premier semestre, le leader marocain de la Sidérurgie accuse une chute de 45,6% de son résultat net consolidé, passé de 152,2 millions à fin juin 2009 à 82,2 millions.
    Dans le même sillage, les capitaux propres reculent de 14,39%, passant de 2,648 milliards de dh à 2,267 milliards de dh, et l’EBITDA passe régresse a 223,1 millions de dh après 302 millions enregistrés à la même période de l’année dernière. D’aucuns pensent que ce sont ces mauvais résultats qui ont coûté sa place au président Enrique de la Rubiera et non, comme le prétendait-on, une «ibérité chronique ».

    lundi 11 octobre 2010

    Sonasid présente ds résultats en forte baisse

    Dur de passer d’une situation de quasi monopole à une concurrence intense. Sonasid, le leader du marché vient de s’en rendre compte. « Sonasid a été très rentable durant plusieurs années donnant envie à d’autres acteurs d’investir dans le secteur », a expliqué M. Bérold Costa de Beauregard, DG de la Sonasid. Seulement, le leader du marché semble avoir péché, peut être par un excès de confiance, dans sa politique de préservation de ses parts de marché. Du coup, les nouveaux arrivants aux dents longues ne se sont pas contentés des miettes. Aidés en cela par une politique de défense de sa part de marché plutôt molle, selon les avis des analystes financiers déroutés par les réalisations du sidérurgiste, les nouveaux arrivants se sont taillés environ 45 % des parts de marché du secteur en l’espace de 4 années en adoptant une politique tarifaire très agressive. En attendant de voir si cette politique est viable sur le moyen terme, on peut affirmer aujourd’hui que Sonasid vit mal cette concurrence. Tous ses indicateurs affichent des replis conséquents comparativement à la même période de l’année dernière, qui n’était d’ailleurs pas une bonne année. Ainsi, au niveau des comptes sociaux, le chiffre d’affaires, le résultat d’exploitation et le résultat net ont enregistré des baisses respectives de 33 % à 2 162 MDH, 30 % 78,8 MDH et 58 % à 47,8 MDH. En consolidé, le chiffre d’affaires, l’Ebitda et le résultat net part du groupe ont baissé de respectivement 32,32 % à 2 196 MDH, 26,15 % à 223,1 MDH et 45,6 % à 82,8 MDH. La conjoncture défavorable n’explique pas à elle seule cette contre-performance. En effet, le marché national du rond béton et du fil machine n’a reculé que de 10 % au terme du premier semestre 2010, comparativement à la même période de l’exercice précédent alors que les ventes de la Sonasid ont accusé une contraction de 33 % à 392 000 tonnes. La baisse du bénéfice s’explique également par la défaillance d’un gros client nécessitant un provisionnement de 70 MDH.

    Bonnes performances de l’aciérie

    Face à la nouvelle donne marquée par l’entrée en production de trois nouveaux laminoirs depuis 2009, entraînant une surcapacité de l’ordre de 25 %, la Sonasid se doit de réagir afin de ramener la confiance au sein de ses actionnaires, notamment les petits porteurs. Et le sidérurgiste dispose d’atouts considérables comparativement à la concurrence. Outre son adossement au leader mondial du secteur, la Sonasid dispose d’une aciérie qui affiche actuellement de très bonnes performances et qui peut lui assurer un avantage compétitif indéniable. Sa production mensuelle, hors arrêts planifiés, a atteint 88 % de la capacité installée. La consommation électrique (KWh/t d’acier liquide) a baissé de 20 % depuis 2006. Du coup, le rendement de l’aciérie (billettes/ferrailles) s’est amélioré de 7 points et le coût de transformation (dirhams/t) a chuté de 35 % depuis 2006 et ce malgré la hausse du prix de l’énergie et des additifs. C’est dire que leader du secteur, qui applique des tarifs 5 % supérieurs à la concurrence garde des marges pour soutenir une politique agressive des prix au cas où la tendance baissière de la demande du marché tarderait à s’inverser. Enfin, Sonasid va lancer un emprunt obligataire de 500 MDH pour gérer sa situation financière de manière équilibrée.


    source lanouvelletribune.com

    Sonasid : Les détails du contentieux avec un client

    La presse économique rapportait hier un contentieux entre Sonasid et un client. L'Infomédiaire a pu se fournir quelques précisions supplémentaires concernant cette affaire. Ainsi, selon nos informations, il s'agirait d'un gros client, distributeur de rangs à béton, qui se serait fait livrer pour 75 millions DH de marchandise sur plusieurs mois, sans que les personnes en charge chez Sonasid ne fournissent les documents attestant des différentes livraisons. Le client aurait, par la suite, nié toute livraison de marchandise et, de ce fait, refusé de payer les montants dus.

    Sonasid se serait donc retrouvé à devoir poursuivre le client en justice et surtout provisionner cette somme importante. Maintenant, comment Sonasid est-elle arrivée à cette situation étrange ? S'agit-il de défaillances au niveau des procédures ou bien de connivences en interne avec le client ? En tout cas, et quelque soit la raison, des têtes chez le sidérurgiste devraient certainement tombées dans les jours qui viennent. A suivre.


    source lemagazinedumanager.com