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jeudi 29 septembre 2011

Delattre Levivier Maroc porté par la croissance


L’année 2011 se profile sous de bons auspices pour le spécialiste de gros œuvres industriels Delattre Levivier Maroc (DLM). En plus des bons résultats affichés au terme du premier semestre de l’année en cours, en hausse de 21,1 % pour l’exploitation et de 6,5 % pour la capacité bénéficiaire, le second semestre devrait également s’inscrire dans le même trend.
Eric Cecconello, administrateur directeur général de Delattre Levivier Maroc a en effet précisé hier, lors d’un point de presse, que «la production devrait atteindre 640 millions de DH d’ici la fin d’année». Cette amélioration conjuguée à des coûts stables, ne pourrait qu’aboutir à des résultats en progression. Sur le plus long terme, la société dispose d’un carnet de commandes assez balisé et dont le montant s’élève à ce jour à 1,28 milliard de DH. «Ce dernier représente deux années de chiffres d’affaires», précise Eric Cecconello.
En plus de l’aspect commercial, d’autres éléments pourront améliorer la rentabilité de DLM. A leur tête, la possibilité de s’approvisionner en acier spécial au niveau d’un opérateur local au lieu de l’importer de l’étranger. Cet opérateur n’est autre que Maghreb Steel. Ce dernier envisage de commencer la production de nouveaux types d’acier d’ici six à neuf mois. Pour DLM, cette nouvelle mesure du producteur national constitue une opportunité à même de réduire ses coûts de production. La structure de ces derniers serait en fait amenée à être modifiée, en conséquence DLM ne supportera plus directement les coûts de transport ou encore les risques liés à la variation du taux de change.
«Toutefois, étant donné que les prix de commercialisation de Maghreb Steel ne sont pas encore fixés, il est un peu prématuré de mesurer l’impact réel sur les coûts de production», tempère Cecconello. Sur le plan opérationnel, le regroupement des différentes usines de la société sur un même site de production, notamment à Tit Mellil, lui permettrait d’augmenter sa production de 30 %.
Nouveau business plan
Par ailleurs, au niveau de l’activité internationale, qui prend de plus en plus d’ampleur (24% du chiffre d’affaires à fin juin 2011), la succursale implantée au Sénégal, connaîtra une transformation de son statut pour devenir une filiale. L’ambition de cette dernière est de chapeauter l’activité de Delattre en Afrique de l’Ouest. De même, la société s’est dotée d’une nouvelle succursale en France afin de couvrir ses activités en Europe. Les revenus de cette succursale apparaîtront, au niveau des comptes, à partir du second semestre de l’année en cours.
Quant aux perspectives par secteur d’activités, DLM ne table plus sur le ciment du moins sur le marché marocain. «Ce dernier atteignant le niveau de surcapacité, il est donc difficile de voir de nouveaux projets de construction au cours des deux prochaines années», souligne le directeur général de DLM. C’est surtout à l’international et particulièrement en Afrique que le potentiel est encore important notamment au Bénin et en Côte d’Ivoire.
En ce qui concerne les mines et chimie, la société compte s’accaparer une part importante dans le programme d’investissement sur quatre années, lancé par l’OCP, son client de longue date. Côté export, DLM mise surtout sur le potentiel d’investissement dans les gisements de fer en Mauritanie estimé à 15 milliards de dollars, ainsi que les mines d’or dans ce pays et au Sénégal. L’activité pétrole et gaz, en revanche, devra profiter de la relance des chantiers de construction de terminaux de stockage au Maroc.
L’énergie, quant à elle, avance à des pas mitigés. Au moment où l’éolien peine à décoller, le solaire avance de manière plus structurée. Le management demeure donc confiant en l’avenir et envisage de dévoiler un nouveau programme d’investissement couvrant la période 2012-2015 dans les mois qui viennent. Bon vent !
source 
http://www.lesoir-echos.com/2011/09/28/delattre-levivier-maroc-porte-par-la-croissance/

vendredi 25 mars 2011

DELATTRE LEVIVIER DES RÉSULTATS DOPÉS PAR L’EXCEPTIONNEL

  • DOUBLEMENT DES BÉNÉFICES NETS
  • SOUS-ACTIVITÉ AU SECOND SEMESTRE DE 2010
  • UN CARNET DE COMMANDES PLEIN POUR LE PREMIER TRIMESTR
Le résultat non courant sauve les indicateurs de Delattre Levivier Maroc (DLM) au terme de l’exercice 2010. L’acteur de la construction métallique lourde au Maroc a procédé à la vente d’un terrain à Aïn Sebaâ courant 2010. Cette cession exceptionnelle a porté le résultat net à 48,1 millions de DH soit un bond de 126,8%. D’où une marge nette qui ressort à 8,6% en hausse de 4,6 points. Le chiffre d’affaires suit le même trend. Il s’établit à 563,2 millions de DH en progression de 5,8%. «Dans un contexte économique difficile, marqué par une baisse de l’activité en raison principale des reports de certains contrats en 2011, nous avons su faire les choix stratégiques qui nous ont permis de nous adapter à la conjoncture et d’améliorer les performances », indique-t-on auprès de DLM. En parallèle, le résultat d’exploitation chute de 94,6% à 1,9 million de DH. «Cette variation est due essentiellement à une sous-activité au second semestre de 2010». Dans ce sillage, le métallurgiste compte préserver tous les emplois pour faire face à la reprise constatée début 2011. Dans ces conditions, la marge opérationnelle avoisine un niveau quasi nul de 0,3%. Par ailleurs, les fonds propres ont connu une augmentation de près de 19% à 217,1 millions de DH. Cela s’explique par le financement de l’extension de l’usine de Tit Mellil. Dans ces conditions, le management proposera le versement d’un dividende ordinaire de 21 DH par action. Ce montant est majoré d’un dividende exceptionnel de 18 DH, soit au total 39 DH. Côté perspectives, DLM poursuit son développement technique, notamment la conception et la fabrication d’équipements de haute technologie pour le marché français. Aussi, une nouvelle organisation par Business Unit, orientée client, a été mise en place. A cet effet, DLM affiche au terme du 1er trimestre un carnet de commandes évalué à 1,2 milliard de DH. Dans ce cadre, la société continue à renforcer sa présence dans le segment de l’éolien et du pétrole offshore. Le lancement de la deuxième tranche de l’usine de Tit Mellil confirme cette stratégie. Montant de l’investissement: 100 millions de DH étalés sur 2011 et 2012.
Sur le plan boursier, le titre DLM réalise à fin 2010 une performance annuelle négative de -2,67%. Le volume d’échange de l’action au terme de 2010 est de 39,8 millions de DH et 30.454 titres échangés.

mardi 23 novembre 2010

Eolien : le vent souffle enfin pour les firmes marocaines

Le royaume fait figure de pionnier en Afrique. Fortes de leur expérience dans l’énergie éolienne, des sociétés locales se positionnent, de la fabrication de mâts jusqu’à l’exploitation de parcs.
Le plus grand parc éolien d’Afrique a été inauguré le 28 juin, à Tanger, par le roi Mohammed VI. Le site, qui représente un investissement de 225 millions d’euros, comprend 126 hélices pour une puissance installée de 140 MW et permet de doubler la capacité de production du royaume, en la portant à 286 MW.
Cela fait dix ans que les éoliennes tournent au Maroc. Les premières ont été installées en 2000, à Tétouan, avec un parc d’une puissance de 54 MW. D’autres ont depuis complété le dispositif : le parc du cimentier Lafarge, construit en 2005 (32 MW) à Tétouan lui aussi, et celui d’Essaouira, bâti sur la côte atlantique en 2007 (60 MW).
Au démarrage de l’éolien, ce sont surtout des compagnies occidentales qui ont décroché les marchés, sous forme de BOT (build, operate and transfer), des contrats de vingt ans à la fin desquels l’exploitation sera transférée à l’Office national de l’électricité (ONE). À Tétouan, c’est la Compagnie éolienne du détroit, un consortium mené par l’électricien EDF, qui a été sélectionnée (une autre entreprise française, Theolia, l’a rachetée en 2008). À Essaouira, c’est l’espagnol Gamesa qui a remporté l’appel d’offres.
Toutefois, après une décennie d’expérience, le chergui et le bahari, vents venus du Sahara et de l’Atlantique, ne soufflent plus seulement en faveur des entreprises européennes. Lentement mais sûrement, des sociétés locales ont gagné en expertise et se positionnent. Ainsi, Gamesa a été choisi pour l’installation et la maintenance du parc de Tanger, mais c’est l’ONE qui, après une période de formation et de comanagement, en assure l’exploitation.
Profitant de la construction des grands parcs éoliens, le métallurgiste casablancais Delattre Levivier Maroc (DLM) s’est mis quant à lui à fabriquer des mâts d’éoliennes. Sa nouvelle usine de Tit Mellil, opérationnelle depuis avril 2008, lui donne une capacité de production de 300 pylônes par an, pouvant dépasser les 100 mètres et les 100 tonnes, et intégrant un transformateur électrique.
Autre société qui monte : Nareva, filiale de l’Omnium nord-africain (ONA) spécialisée dans les énergies renouvelables. C’est elle qui, associée au britannique International Power, a remporté en août l’appel d’offres lancé par l’ONE pour la réalisation du champ éolien de Tarfaya. Ce mégaprojet en BOT, d’un coût de 450 millions d’euros, doit produire 300 MW à l’horizon 2015. Le consortium piloté par Nareva a eu finalement le dessus sur le groupement mené par GDF Suez, qui s’est consolé en rachetant International Power. Avec le projet de Tarfaya dans son escarcelle, Nareva (171 salariés, 332 000 euros de chiffre d’affaires en 2009) se positionne comme la première entreprise marocaine du secteur. C’est Ahmed Nakkouch, ancien directeur général de l’ONE, qui la dirige et se trouve donc en bonne place pour négocier avec l’électricien public. La société devrait aussi répondre à l’appel d’offres de l’ONE pour l’installation du parc éolien de 150 MW de Taza, dans le Rif, lancé le 25 octobre.
Autoproduction
Mais Nareva cherche d’autres clients : les industriels qui veulent leurs propres éoliennes. La société a déjà signé l’installation d’hélices pour la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir), l’Office national des chemins de fer (ONCF) et l’Office national des aéroports (Onda). Elle est également en négociation avec le sidérurgiste Sonasid et avec Lafarge pour l’extension de son parc.
« À terme, plus d’une dizaine de grandes entreprises se seront converties à l’autoproduction éolienne », se réjouit Mustapha Enzili, ingénieur en chef à l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee). « Elle leur permet de sécuriser leurs besoins en énergie à des coûts compétitifs, mais aussi d’améliorer leur image grâce à la réduction d’émission de CO2. » Les particuliers sont séduits à leur tour. Sur ce créneau, des sociétés comme Spolyten, basée à Oujda et qui connaît aussi bien le solaire que l’éolien, ont réalisé plusieurs petites installations mixtes le long de la côte méditerranéenne.
À l’horizon 2020, le gouvernement prévoit une capacité de 2 000 MW, l’équivalent de deux centrales nucléaires. « Au Maroc, le kWh éolien coûte entre 3 et 5 centimes d’euro, soit le même prix que l’électricité des centrales à charbon, mais quatre fois moins que le solaire », affirme Mustapha Enzili. Un argument convaincant.

source jeuneafrique.com