L’ancien Directeur Général de la Somed et d’Attijari Finances Corp, Anas Berrada, à rejoint le groupe Addoha depuis quelques jours. Il devrait prendre en charge le pole financier (relations institutionnelles, Bourse…). Une autre information concernant le groupe immobilier fait état de la démission du DGA, Mehdi Belghiti, qui devrait quitter ses fonctions à la fin de mois.
source http://www.infomaroc.net/economie/101511.html
Bourse de Casablanca, Maroc, Actualités économiques du Maroc et des entreprises cotées à la bourse de valeurs de Casablanca. Tous les secteurs économiques immobilier, banques, assurance, industrie et services...
vendredi 6 mai 2011
La BMCI accompagne les jeunes actifs dans leurs projets
La BMCI crée l'événement en lançant une campagne d’envergure à destination des jeunes actifs: un éventail de solutions pour les accompagner aussi bien dans leur vie de tous les jours que dans les projets qu’ils font pour leur avenir.
L’offre jeunes actifs de la BMCI permet:
-De simplifier la banque au quotidien des 22-30 ans grâce au Pack Jeunes Actifs.
Ce Pack propose aux jeunes actifs un éventail complet de produits et services pour mieux gérer leur argent au quotidien: carte bancaire Visa Classic, possibilité de bénéficier d’une facilité de caisse, exonération des frais de tenue de compte et de remise de chèque, consultation de leur compte à distance gratuitement, via BMCI NET et BMCI SMS.
Le Pack Jeunes Actifs est gratuit la première année pour toute ouverture de compte avant le 30 juin 2011.
- De bénéficier d’un large choix de solutions de financements à des conditions exceptionnelles.
La BMCI accompagne les jeunes actifs dans l’ensemble de leurs projets: que ce soit pour acheter un logement ou un véhicule, ou pour réaliser un projet personnel, la BMCI leur propose des solutions adaptées à des conditions très intéressantes.
- De profiter de bons plans dans leurs enseignes préférées.
Grâce à la carte Bon plans BMCI, les jeunes actifs peuvent bénéficier d’une multitude de réductions et d’avantages dans un vaste réseau d’enseignes partenaires, dans les domaines de la mode, des loisirs, du bien-être et de l’équipement.
Basée sur un concept créatif original, cette campagne met en scène, sur un ton humoristique et décalé, des jeunes de 22 à 30 ans qui cherchent une banque qui les prenne au sérieux et qui s’engage à leurs côtés, pour leur permettre de réaliser tous les projets qui leur tiennent à cœur.
Un large dispositif de communication a été mis en place pour accompagner le lancement des solutions jeunes actifs de la BMCI: Spots TV et cinéma, presse, affichage urbain, communication sur le net.
La BMCI a également créé à cet effet un mini site dédié aux 22-30 ans, www.lesjeunesdelabmci.com, intégrant un descriptif détaillé de l’offre, les spots publicitaires, et une tombola permettant aux jeunes de gagner des tablettes tactiles jusqu’au 30 juin. Pour participer à cette tombola, il suffit de se connecter sur www.lesjeunesdelabmci.com. Les noms des gagnants seront annoncés sur ce mini site chaque semaine.
Solutions jeunes actifs: la BMCI voit grand pour ceux qui démarrent dans la vie
Le mystère Mediaco demeure entier
Le tribunal de Commerce a jugé que l'entreprise n'est pas en situation de cessation de paiement
Que se passe-t-il chez Mediaco ? Le sort de ce spécialiste du levage, coté à la Bourse de Casablanca depuis 2006, devient de plus en plus difficile. Après des années d'euphorie, Mediaco s'essouffle. Ses pertes en 2010 se chiffrent à environ 40 millions de dirham
Elle se trouve dans l'incapacité d'honorer ses engagements financiers. Ses dettes s'élèvent à 255 millions de DH dont 50 millions de dirhams au titre d'un emprunt obligataire lancé en 2007 pour lever 70 millions de DH. En concertation avec ses commissaires aux comptes, les dirigeants de l'entreprise ont voulu déclencher une procédure de redressement judiciaire pour se protéger contre les créanciers.
Le verdict est tombé en milieu de semaine dernière : le tribunal de Commerce de Casablanca a jugé que Mediaco n'est pas en situation de cessation de paiement. Par conséquent, elle ne peut pas recourir au dispositif de traitement des difficultés des entreprises conformément aux articles 560 et suivants du Code de commerce. Mis à part le « courrier » transmis vendredi dernier au CDVM, annonçant le recours en appel, aucune autre information ne filtre pour le moment quant à l'avenir de la société. Contacté par le Matin depuis plusieurs semaines, son directeur général, Nicolas Mayet, reste injoignable (les autres membres du directoire disent qu'il est le seul habilité à communiquer à ce sujet). Même de hauts responsables au sein du marché boursier, apprend-on d'une source digne de foi, ont tenté d'initier une démarche officielle pour s'assurer de la continuité de l'activité et surtout de la cotation de l'entreprise, notamment auprès des dirigeants de la société mère (Mediaco France), mais en vain. Le mystère demeure entier.
Les origines des déboires de Mediaco Maroc sont plus au moins connues. Car suite à la pression du gendarme CDVM, elle a dû publier, fin mars dernier, un profit warning dans lequel elle accuse l'attitude du banquier centralisateur de l'emprunt obligataire lequel, suite à la cession d'un actif, a préféré apurer ses encours au lieu de payer la troisième tranche de l'emprunt obligataire «comme cela a été convenu». On apprend aussi que la branche «Transport Matériaux» aurait généré de lourds déficits avant de la céder courant le premier trimestre 2011. Des négociations, remontant au deuxième semestre 2010, ont été également initiées avec des repreneurs potentiels et qui devaient se traduire par une injection importante de fonds à même de combler le déficit de trésorerie. Or jusqu'à ce jour, aucun repreneur ne s'est manifesté. Mediaco avance aussi l'argument de la concurrence suite à l'arrivée d'un certain nombre d'opérateurs européens sur le marché. Mais là encore, mis à part l'effet que cela puisse avoir sur les prix, il faut noter que les parcs des camions et grues de Mediaco est dans une situation de plein emploi. «Parfois, faute de disponibilité de matériel, nous ne pouvons pas satisfaire certaines commandes», nous révèle un cadre d'exploitation au sein de la succursale de Tanger. C'est dire que l'activité de l'entreprise, en dépit du recours à la procédure de redressement judiciaire, continue à fonctionner de manière normale. L'une des interrogations soulevées par les analystes du marché porte sur le niveau de corrélation qui pourrait justifier la proportion des dettes compromises chez une PME de la taille de Mediaco.
Comment se fait-il qu'elle puisse lever dans le cadre d'un emprunt obligataire un montant quatre fois plus important que celui drainé par l'introduction en Bourse, pour afficher quatre ans plus tard, un contentieux de l'ordre de 255 millions de DH ?
S'agissant de la vie boursière de Mediaco, à l'instar d'autres sociétés cotées, elle s'est contentée de publier le minimum légal de ses résultats 2010, sans pour autant organiser la rencontre rituelle avec les analystes et les médias. Contrairement à ce qu'on pourrait l'imaginer, son titre affiche l'une des meilleures performances de la place depuis la 15 avril dernier, le jour où il a atteint son plus bas historique à 41 DH contre 495 DH lors de son introduction en juin 2006. Le marché de la valeur est fortement demandeur ces dernières séances. Du Coup, Mediaco est souvent réservée à l'achat. Cela n'a qu'une explication : les investisseurs parient sur le redressement de l'entreprise. Même dans le pire des scénarios, celui de la liquidation et donc la radiation du titre, il faut dire qu'au regard du niveau actuel de son cours, le risque boursier est faible et sans aucune commune mesure avec celui qu'encourt les banques créancières.
Des modèles de bonnes pratiques dans ce domaine existent partout dans le monde.
Il suffit d'y penser.
source http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=150450
Que se passe-t-il chez Mediaco ? Le sort de ce spécialiste du levage, coté à la Bourse de Casablanca depuis 2006, devient de plus en plus difficile. Après des années d'euphorie, Mediaco s'essouffle. Ses pertes en 2010 se chiffrent à environ 40 millions de dirham
Elle se trouve dans l'incapacité d'honorer ses engagements financiers. Ses dettes s'élèvent à 255 millions de DH dont 50 millions de dirhams au titre d'un emprunt obligataire lancé en 2007 pour lever 70 millions de DH. En concertation avec ses commissaires aux comptes, les dirigeants de l'entreprise ont voulu déclencher une procédure de redressement judiciaire pour se protéger contre les créanciers.
Le verdict est tombé en milieu de semaine dernière : le tribunal de Commerce de Casablanca a jugé que Mediaco n'est pas en situation de cessation de paiement. Par conséquent, elle ne peut pas recourir au dispositif de traitement des difficultés des entreprises conformément aux articles 560 et suivants du Code de commerce. Mis à part le « courrier » transmis vendredi dernier au CDVM, annonçant le recours en appel, aucune autre information ne filtre pour le moment quant à l'avenir de la société. Contacté par le Matin depuis plusieurs semaines, son directeur général, Nicolas Mayet, reste injoignable (les autres membres du directoire disent qu'il est le seul habilité à communiquer à ce sujet). Même de hauts responsables au sein du marché boursier, apprend-on d'une source digne de foi, ont tenté d'initier une démarche officielle pour s'assurer de la continuité de l'activité et surtout de la cotation de l'entreprise, notamment auprès des dirigeants de la société mère (Mediaco France), mais en vain. Le mystère demeure entier.
Les origines des déboires de Mediaco Maroc sont plus au moins connues. Car suite à la pression du gendarme CDVM, elle a dû publier, fin mars dernier, un profit warning dans lequel elle accuse l'attitude du banquier centralisateur de l'emprunt obligataire lequel, suite à la cession d'un actif, a préféré apurer ses encours au lieu de payer la troisième tranche de l'emprunt obligataire «comme cela a été convenu». On apprend aussi que la branche «Transport Matériaux» aurait généré de lourds déficits avant de la céder courant le premier trimestre 2011. Des négociations, remontant au deuxième semestre 2010, ont été également initiées avec des repreneurs potentiels et qui devaient se traduire par une injection importante de fonds à même de combler le déficit de trésorerie. Or jusqu'à ce jour, aucun repreneur ne s'est manifesté. Mediaco avance aussi l'argument de la concurrence suite à l'arrivée d'un certain nombre d'opérateurs européens sur le marché. Mais là encore, mis à part l'effet que cela puisse avoir sur les prix, il faut noter que les parcs des camions et grues de Mediaco est dans une situation de plein emploi. «Parfois, faute de disponibilité de matériel, nous ne pouvons pas satisfaire certaines commandes», nous révèle un cadre d'exploitation au sein de la succursale de Tanger. C'est dire que l'activité de l'entreprise, en dépit du recours à la procédure de redressement judiciaire, continue à fonctionner de manière normale. L'une des interrogations soulevées par les analystes du marché porte sur le niveau de corrélation qui pourrait justifier la proportion des dettes compromises chez une PME de la taille de Mediaco.
Comment se fait-il qu'elle puisse lever dans le cadre d'un emprunt obligataire un montant quatre fois plus important que celui drainé par l'introduction en Bourse, pour afficher quatre ans plus tard, un contentieux de l'ordre de 255 millions de DH ?
S'agissant de la vie boursière de Mediaco, à l'instar d'autres sociétés cotées, elle s'est contentée de publier le minimum légal de ses résultats 2010, sans pour autant organiser la rencontre rituelle avec les analystes et les médias. Contrairement à ce qu'on pourrait l'imaginer, son titre affiche l'une des meilleures performances de la place depuis la 15 avril dernier, le jour où il a atteint son plus bas historique à 41 DH contre 495 DH lors de son introduction en juin 2006. Le marché de la valeur est fortement demandeur ces dernières séances. Du Coup, Mediaco est souvent réservée à l'achat. Cela n'a qu'une explication : les investisseurs parient sur le redressement de l'entreprise. Même dans le pire des scénarios, celui de la liquidation et donc la radiation du titre, il faut dire qu'au regard du niveau actuel de son cours, le risque boursier est faible et sans aucune commune mesure avec celui qu'encourt les banques créancières.
Qui défend les intérêts des minoritaires ?
La crise d'endettement et le manque de visibilité dont souffre le spécialiste du levage fait renaître le débat sur les droits des actionnaires minoritaires des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. En l'absence d'un cadre associatif sérieux, organisé et surtout durable (loin des mobilisations ponctuelles comme cela a été le cas dans l'affaire BNDE), il y a lieu de se demander si les intérêts des petits porteurs de l'action Mediaco sont ou seront préservées. Certes l'enjeu financier n'est pas énorme dans ce cas précis, mais au fond, le sujet mérite qu'on s'y intéresse, ne serait-que pour renforcer l'image du marché auprès des investisseurs nationaux et internationaux.Des modèles de bonnes pratiques dans ce domaine existent partout dans le monde.
Il suffit d'y penser.
source http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=150450
jeudi 5 mai 2011
Disway lance son nouveau site e-Commerce
Disway, le leader de la distribution de matériel informatique, a dévoilé, le vendredi 29 avril 2011, son nouveau site e-Commerce dédié à sa clientèle, à l’occasion de son premier anniversaire marqué également par l’inauguration de son nouveau siège au niveau du quartier d’affaires de Sidi Maârouf. « Ce site bilingue –français et anglais-, contrairement au précédent, est un site dynamique intégré au système ERP (Enterprise Resource planning) de la société », fait remarquer Larbi Hmimou, Manager des Systèmes d’Information. Ce site conviviale, qui a nécessité trois ans de travail, offre une arborescence des produits commercialisés par Disway (PC, réseau, portable, etc.) hors les consommables qui ne sont disponibles qu’après authentification du client. Un service client s’occupe de la création de comptes pour accéder à la partie e-Commerce réservée aux revendeurs. Et tous les vendeurs actifs sur le ERP de la société ont la possibilité d’ouvrir des comptes pour accéder à la partie e-Commerce. Pour tous les produits, les descriptifs sont fournis par le site qui répertorie également les produits en promotion. L’accès à la plateforme est très sécurisé. En effet, chaque revendeur abonné bénéficie d’un login et d’un mot de passe pour accéder au site. En plus de cette sécurité, Disway a défini trois profils de managers pouvant accéder au site, a expliqué M. Hmimou. Il s’agit d’abord du manager commercial, manager de société qui a accès à toutes les fonctionnalités du site et qui peut valider les commandes en attente d’appropriation. Ensuite, il y a le commercial qui peut consulter les commandes, les stocks, les pricing, passer des commandes, sauvegarder, passer des commandes en attente d’approbation. Il peut bénéficier d’un catalogue défini en fonction de ses besoins. « Le commercial ne peut engager la société qu’à hauteur du montant des approbations défini par le manager », a toutefois fait comprendre le manager des systèmes d’information de Disway. Et enfin, le comptable de la société peut aussi avoir accès au site pour consulter exclusivement les états financiers liés à son compte. Ainsi, « tout revendeur authentifié peut consulter les descriptifs des produits, consulter les historiques des commandes et bénéficier de pricing intéressants », a expliqué M. Hmimou. Concernant les procédures à suivre pour faire son marché, après avoir consulté les produits et constitué son panier, le client authentifié doit suivre obligatoirement les 4 étapes de validation de sa commande : info et facturation et expédition, mode de facturation et d’expédition, détail de la commande et confirmation de la commande. Le client peut annuler sa commande à la troisième étape du processus (détail de la commande). Une fois la procédure validée, le client sera informé par mail de l’expédition de sa commande.
Et justement du côté des prix, « les commandes via le site sont globalement facturées à un tarif inférieur à celles réalisées auprès des commerciaux », a expliqué M. Hmimou. Pour certains produits, ces tarifs sont jusqu’à 10 % inférieurs à ceux offerts par les commerciaux de la société. A noter que le prix net de cession ne s’affiche qu’après authentification du client et il est calculé spontanément en fonction du profil du revendeur, sachant que certains clients réalisant des chiffres d’affaires importants avec Disway bénéficient des remises. Globalement, le site présente plusieurs avantages : élimination des attentes téléphoniques, gains en coûts liés aux appels téléphoniques et aux émissions des fax et possibilité de consulter les stocks en temps réel au niveau des sites de dépôt de la société. Enfin, signalons que lors de cette journée portes-ouvertes, plusieurs éditeurs et constructeurs fournisseurs de Disway ont exposé leurs produits dont HP, Dell, Symantec, Memup, etc. Les représentants de Symantec nous ont annoncé que la société compte ouvrir un bureau à Casablanca d’ici la fin de l’année en cours et ce pour être plus proche de leur clientèle et profiter de la dynamique du marché.
mercredi 4 mai 2011
Dette privée : 17 milliards de DH levés au premier trimestre 2011
Les billets de trésorerie des entreprises et les bons des sociétés de financement ont augmenté de 77% et 212%. Les certificats de dépôt des banques, quoiqu’en baisse, continuent de représenter le plus gros du marché. Les titres arrivant à échéance avant fin 2011 et devant être renouvelés totalisent 28 milliards de DH.
Le marché de la dette privée au Maroc poursuit son dynamisme en ce début 2011. Le déficit de liquidité persistant des établissements bancaires, les contraintes de refinancement des sociétés de crédit et les besoins d’investissement importants des grands opérateurs industriels poussent l’ensemble des opérateurs à recourir à ce compartiment où les conditions de financement sont plus favorables par rapport au crédit classique et pour lequel les investisseurs montrent un engouement important. Selon les derniers chiffres publiés par BMCE Capital Markets, le volume global de ce marché a atteint 17 milliards de DH au terme du premier trimestre 2011, soit une hausse de 5% par rapport à la même période en 2010. Cette évolution s’explique par les importantes levées de billets de trésorerie et de bons de sociétés de financement opérées durant le trimestre, qui ont par ailleurs compensé le repli des émissions obligataires et de certificats de dépôt.
En effet, le volume des billets de trésorerie émis jusqu’à fin mars 2011 s’est élevé à 1,5 milliard de DH contre 850 MDH au premier trimestre 2010, soit une hausse de 77%. Les émetteurs récurrents ont été de la partie, notamment Maghreb Steel qui a levé 1,1 milliard de DH et Disway avec deux émissions d’un total de 110 MDH, et deux nouveaux opérateurs ont fait leur entrée sur le marché, à savoir Afriquia Gaz, qui a émis pour 200 MDH de billets de trésorerie, et Maghreb Oxygène, qui a levé 100 MDH. Face à cette demande, l’offre des investisseurs a été soutenue en raison de la rareté de papier privé de court terme. Ce qui a permis aux émetteurs d’emprunter à des conditions intéressantes. Les primes de risque ont varié de 25 points de base (pb) pour la maturité 1 mois à 77 pb pour la maturité 1 an.
Le volume des bons des sociétés de financement (BSF) a également enregistré une progression importante, passant de 1,3 milliard de DH au premier trimestre 2010 à 4 milliards de DH cette année (24% du volume global du marché de la dette privée), soit une hausse de 212%. Malgré le tassement de la croissance des crédits à la consommation, les sociétés de financement se sont montrées plus gourmandes en liquidités qu’auparavant. Eqdom, Sogelease et Maghrebail ont été les plus dynamiques, avec des levées totalisant 1,2 milliard de DH, sur des maturités allant de 2 à 4 ans et des primes de risque variant entre 55 et 68 pb.
Pour sa part, le volume des certificats de dépôt émis par les banques s’est inscrit en baisse de 19%, à 9,7 milliards de DH. Néanmoins, cette catégorie de titres continue de peser sur plus de la moitié du marché des titres de créances négociables. Le retrait enregistré durant ce premier trimestre 2011 est dû à la décélération du rythme de croissance des crédits bancaires, à la présence régulière de Bank Al-Maghrib et du Trésor sur le marché monétaire et à la diminution du déficit du système bancaire par rapport à 2010. Mais il reste que tous les émetteurs habituels de ce compartiment ont procédé à des levées de fonds, principalement Attijariwafa bank et la Société Générale dont les émissions ont totalisé près de 7 milliards de DH. La maturité 52 semaine a été la plus prisée, suivie de la maturité 2 ans. Quant aux primes de risques, elles ont varié entre 24 pb pour le très court terme et 60 pb pour le moyen terme.
Enfin, le compartiment des obligations privées a totalisé un volume d’émissions de 1,7 milliard de DH, hors emprunt par placement privé de Sni qui porte sur 1,2 milliard de DH, soit une baisse de 16% par rapport au premier trimestre 2010. Deux opérations avec appel public à l’épargne ont été effectuées, dont une levée de 1,2 milliard de DH sur 7 ans pour Medi Telecom et une autre de 500 MDH sur 10 ans pour Crédit du Maroc. Les primes de risques ont, elles, varié entre 80 et 140 pb.
Pour les analystes de BMCE Capital Markets, le dynamisme de ce premier trimestre 2011 devrait persister pour le reste de l’année, compte tenu des nombreuses émissions en cours de structuration et des tombées (remboursements) prévues d’ici la fin de l’année et qui s’élèvent à 28 milliards de DH. En effet, ces tombées, qui donneront lieu dans la majorité des cas à des renouvellements, s’élèvent à 2,7 milliards de DH pour les billets de trésorerie, à 19,4 milliards de DH pour les certificats de dépôt, à 1,6 milliard de DH pour les obligations privées et à 4,1 milliards pour les bons des sociétés de financement. Et mis à part ces renouvellements, des émissions de taille sont attendues, notamment de la part de la CGI, Alliances, l’ONCF et Autoroutes du Maroc.
En effet, le volume des billets de trésorerie émis jusqu’à fin mars 2011 s’est élevé à 1,5 milliard de DH contre 850 MDH au premier trimestre 2010, soit une hausse de 77%. Les émetteurs récurrents ont été de la partie, notamment Maghreb Steel qui a levé 1,1 milliard de DH et Disway avec deux émissions d’un total de 110 MDH, et deux nouveaux opérateurs ont fait leur entrée sur le marché, à savoir Afriquia Gaz, qui a émis pour 200 MDH de billets de trésorerie, et Maghreb Oxygène, qui a levé 100 MDH. Face à cette demande, l’offre des investisseurs a été soutenue en raison de la rareté de papier privé de court terme. Ce qui a permis aux émetteurs d’emprunter à des conditions intéressantes. Les primes de risque ont varié de 25 points de base (pb) pour la maturité 1 mois à 77 pb pour la maturité 1 an.
Le volume des bons des sociétés de financement (BSF) a également enregistré une progression importante, passant de 1,3 milliard de DH au premier trimestre 2010 à 4 milliards de DH cette année (24% du volume global du marché de la dette privée), soit une hausse de 212%. Malgré le tassement de la croissance des crédits à la consommation, les sociétés de financement se sont montrées plus gourmandes en liquidités qu’auparavant. Eqdom, Sogelease et Maghrebail ont été les plus dynamiques, avec des levées totalisant 1,2 milliard de DH, sur des maturités allant de 2 à 4 ans et des primes de risque variant entre 55 et 68 pb.
Pour sa part, le volume des certificats de dépôt émis par les banques s’est inscrit en baisse de 19%, à 9,7 milliards de DH. Néanmoins, cette catégorie de titres continue de peser sur plus de la moitié du marché des titres de créances négociables. Le retrait enregistré durant ce premier trimestre 2011 est dû à la décélération du rythme de croissance des crédits bancaires, à la présence régulière de Bank Al-Maghrib et du Trésor sur le marché monétaire et à la diminution du déficit du système bancaire par rapport à 2010. Mais il reste que tous les émetteurs habituels de ce compartiment ont procédé à des levées de fonds, principalement Attijariwafa bank et la Société Générale dont les émissions ont totalisé près de 7 milliards de DH. La maturité 52 semaine a été la plus prisée, suivie de la maturité 2 ans. Quant aux primes de risques, elles ont varié entre 24 pb pour le très court terme et 60 pb pour le moyen terme.
Enfin, le compartiment des obligations privées a totalisé un volume d’émissions de 1,7 milliard de DH, hors emprunt par placement privé de Sni qui porte sur 1,2 milliard de DH, soit une baisse de 16% par rapport au premier trimestre 2010. Deux opérations avec appel public à l’épargne ont été effectuées, dont une levée de 1,2 milliard de DH sur 7 ans pour Medi Telecom et une autre de 500 MDH sur 10 ans pour Crédit du Maroc. Les primes de risques ont, elles, varié entre 80 et 140 pb.
Pour les analystes de BMCE Capital Markets, le dynamisme de ce premier trimestre 2011 devrait persister pour le reste de l’année, compte tenu des nombreuses émissions en cours de structuration et des tombées (remboursements) prévues d’ici la fin de l’année et qui s’élèvent à 28 milliards de DH. En effet, ces tombées, qui donneront lieu dans la majorité des cas à des renouvellements, s’élèvent à 2,7 milliards de DH pour les billets de trésorerie, à 19,4 milliards de DH pour les certificats de dépôt, à 1,6 milliard de DH pour les obligations privées et à 4,1 milliards pour les bons des sociétés de financement. Et mis à part ces renouvellements, des émissions de taille sont attendues, notamment de la part de la CGI, Alliances, l’ONCF et Autoroutes du Maroc.
MEDIACO: LE TRIBUNAL REND SON VERDICT
C’est peut être prématuré, mais l’affaire Mediaco semble bien partie pour être le feuilleton de l’été à la Bourse. L’entreprise s’est dernièrement placée sous les dispositions relatives au traitement des difficultés de l’entreprise. Elle s’estime incapable de «rembourser normalement » ses dettes d’un montant total de 255 millions de DH. En réponse, le tribunal de commerce de Casablanca considère que «Mediaco Maroc n’est pas en cessation de paiement ». Du coup, elle ne peut donc bénéficier des dispositions des articles 560 et suivants du code de commerce, selon le tribunal. En clair, la société spécialisée dans la commercialisation d’appareil de levage est capable de faire face à ses dettes. Mediaco entend tout de même faire appel de la décision.
«La décision du tribunal est moins grave qu’attendu. Mais le risque est toujours important parce que nous n’avons aucune visibilité sur la situation de l’entreprise », relève une source du marché. Pour rappel, Mediaco a dévoilé le 24 juin 2010 un business plan mis à jour tablant sur un résultat prévisionnel de 17 millions de DH. Huit mois après (24 février), elle publie un profit warning sur les résultats de 2010. La perte est ressortie à 40 millions de DH. En 2009 déjà, le résultat était déficitaire. L’entreprise attribue sa contre-performance essentiellement à « la branche transport de matériaux qui a généré de très lourds déficits ». La recrudescence de la concurrence a également tiré les prix vers le bas, indique t-elle. C’était en tout cas suffisant à la société pour se déclarer insolvable.
L’ambiguïté sur l’avenir de Mediaco ne semble pas pour autant entamer la confiance de certains investisseurs qui continuent à animer fortement le cours de la société en Bourse. «La manipulation d’un cours est aussi très facile », prévient un analyste. Après 14 séances consécutives de baisses (-83,78%) depuis son retour à la cote le 29 mars (suspension du 21 au 28 mars), le titre Mediaco a bizarrement repris le chemin inverse depuis le 18 avril (+59,2%). «Les transactions relèvent plus de la spéculation qu’autre chose», estime un analyste. Le management, lui, reste totalement muet sur la situation de l’entreprise. La position du CDVM, elle, est claire «les épargnants investissent en connaissance de cause». En même temps le gendarme de la Bourse a peu d’alternatives. «Même si nous suspendons le cours, qui va rembourser les petits épargnants?», déclare à L’Economiste Hassan Boulaknadal, directeur général du CDVM. Tant que le marché n’aura pas de visibilité sur la situation de la société, le CDVM ne peut pas suspendre le titre, ajoute une source du marché. «Même les actionnaires majoritaires ne sont pas prêts aujourd’hui à reprendre les parts des petits investisseurs. Autrement, ils auraient remboursé la dette de l’entreprise », ajoute la même source. Le gendarme de la Bourse pourrait cependant exiger plus d’informations et de transparence de la part du management de l’entreprise, surtout après la décision du tribunal
Fenié Brossette joue au yoyo
Fenié Brossette fait hésiter les investisseurs. Le titre n’a pas cessé de jouer au yoyo depuis la publication de ses résultats. Enchaînant baisse et hausse d’une séance à l’autre, la valeur hésite sur l'orientation à suivre. Ce phénomène s’est en fait accentué depuis le 22 avril, date à laquelle le titre affichait une progression de 5,84% de son cours pour perdre 5,94% à l’issue de la séance suivante. Au terme de ces variations, la valeur n’a évolué que de 1,27% sur les quatre dernières séances. Les analystes de la place n’y voient aucune aberration. Cette tendance n’est pas du tout soutenue par les volumes qui, eux, restent insignifiants pour expliquer de telles variations excessives. Que faut-il en déduire ? Selon un trader de la place, «ce mouvement serait le résultat d’un positionnement de certains petits porteurs sur cette valeur». Ceci peut être également la conséquence de la conjugaison de deux phénomènes contradictoires. D’un côté, les perspectives de reprise du secteur du bâtiment et travaux publics et ses retombées positives sur la filiale de Somed confortent les décisions d’achat du titre, qui a d’ailleurs été conseillé à la conservation par les analystes de BMCE Capital Bourse, tablant sur une poursuite de la progression des résultats de la société. Ceux-ci s’attendent à une amélioration du rendement. Ce dernier passera de 3,1% en 2010 à 3,6% en 2011 et à 3,9% en 2012, suite notamment à une hausse des résultats. Les analystes de BMCE Capital Bourse estiment, à ce titre, le bénéfice net par action de l’ordre de 29,4 DH pour l’année en cours et de 32,4 DH pour l’année 2012 après un bénéfice par action en régression de plus de la moitié à 27,3 DH enregistré en 2010. De l’autre côté, l’insatisfaction des boursicoteurs quant à la distribution des dividendes qui sont passés de 40 DH l'action l’année dernière à 15 DH, soit une baisse de 62,5% ainsi que la baisse de la capacité bénéficiaire de la société de plus de la moitié, les auraient poussés à vendre le titre. En effet, rappelons-le, au terme de l’année écoulée, Fenié Brossette a marqué le pas en raison de la morosité de l’activité dans le secteur du BTP après une légère progression en 2009. Le chiffre d’affaires avait stagné à 600,2 millions de dirhams à cause des retards des chantiers dus aux intempéries de début 2010. En parallèle, le résultat d’exploitation se maintient à 56 millions de DH, fixant la marge opérationnelle à 9,3%. En revanche, plombé par la non récurrence d’éléments exceptionnels, notamment de la plus-value sur la cession d’un terrain de 50,7 millions de DH et de l’avantage fiscal suite à l’introduction en Bourse de 7,4 millions de dirhams, le résultat net ressort en baisse de 59,9% à 39,3 millions de dirhams. Et même retraitée de ces éléments non récurrents, la capacité bénéficiaire demeure en quasi-stagnation comparativement à 2009.
Inscription à :
Articles (Atom)